LA CHANCE.

Publié le par OBUT BEZIERS

Peut-on provoquer la chance ?

 

 

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Le trèfle à quatre feuilles : objet de toutes les convoitises.

  

La chance… qui ne rêve pas de l’avoir de son côté ? En la matière, pas de miracle : elle vient quand elle veut. En pétanque, ils sont nombreux à penser pouvoir la provoquer. Démonstration avant un vendredi 13...

 

Pensez gagnant
Vous y croyez, vous, aux casquettes qui se transforment en carreaux et aux savates qui se muent en tireur d’élite ? Une fois, comme ça, en passant… un gros coup de chance. Mais cela ne dure pas. En revanche, selon la fameuse règle de la spirale, les coups ratés appellent les coups ratés et les défaites engendrent les défaites. Un constat que confirme Éric SIROT : "Plus on se plaint, plus on prétend ne pas avoir de chance, et moins on en a".
Bien entendu, ça ne repose sur aucune statistique, c’est la loi des séries. Cela vaut dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs, d’où l’intérêt de penser positif. Pour Bruno ROCHER "la gagne attire la gagne, les victoires attirent les victoires." Des propos retrouvés chez Michel LOY : "Bruno ROCHER m'a souvent dit d’aller chercher le ticket gagnant !" Alain BIDEAU, chaud partisan de la pensée positive, considère, quant à lui, que cet aspect psychologique représente près de "40% d’une partie".

 

Prenez des risques
"La chance, c’est savoir prendre des risques !", assène le quadruple champion de France de provençal, Jean-Paul CAPELLE. Jouez les coups à fond, jouez la gagne. Une logique que partage Alain BIDEAU: "Il faut jouer la gagne, même quand il y a 9 personnes sur 10 qui disent que c’est une erreur, alors que vous y allez." Une prise de position qui se heurte malgré tout aux partisans de la prudence.
"Tenter sa chance à tout prix, c’est stupide. Il faut savoir garder ses limites", note Claude RALUY, président du CIEP, le Centre international d'enseignement de la pétanque. Une opinion que n’est pas loin de partager Robert ABEILLE, président de l’AEM Nîmes : "Il faut prendre des risques mais pas non plus faire n’importe quoi, surtout que le niveau de jeu général ne fait que s’améliorer."

 

Restez vous-même
Bertrand GUERINEAU est psychologue du sport et travaille en étroite collaboration avec la FFPJP. Pour lui, la préparation mentale et le conditionnement psychologique sont de grandes expressions un peu fourre-tout, qui ne veulent pas dire grand-chose : "Mon objectif n’est pas de faire croire à l’athlète qu’il ne peut rien lui arriver du moment qu’il est bien dans sa tête. Sinon, je serais proche de l’imposture intellectuelle et professionnelle. C’est pourtant ce qu’on peut retrouver dans certaines techniques de coaching et de préparation mentale. Pour moi, il n’y a aucune recette miracle pour faire venir la chance. C’est une hérésie. Certains veulent plaquer des méthodes, des modèles, des théories. Il ne faut pas chercher à transformer l’athlète en ce qu’il n’est pas et nier sa personnalité profonde. Mais plutôt lui faire prendre conscience de ce qu’il est vraiment, et d’axer le travail sur ses qualités."

 

Gardez confiance
"Il faut savoir mettre toutes les chances de son côté à travers un comportement impeccable. D’ailleurs, avec de la sérénité, on n’a plus trop besoin de chance. Analyser avec sérénité la situation, c’est minimiser le facteur baraka", affirme Jean-Paul CAPELLE.
Sérénité, confiance, calme, des termes qui reviennent souvent dans les discours des joueurs, dont Bruno ROCHER : "Quand une compétition vous appartient, je crois qu’on le ressent profondément en soi."
Pour Michel LOY, c’est effectivement dans la tête que cela se passe : "Les petites manies, le fétichisme, en définitive, ça ne sert qu’à donner confiance en soi, à rassurer."

 

Avoir un petit niveau, malgré tout…
"Pour bien jouer, il faut un véritable socle de jeu." Cette sentence de Michel LOY est d’une implacable logique. Éric SIROT abonde dans le même sens : "On a de la chance quand on joue bien et inversement de la malchance lorsqu’on joue mal aussi". Bruno ROCHER qui les a côtoyés tous deux en équipe de France enfonce le clou : "Il suffit de hausser son niveau de jeu et la réussite vient avec." Du haut de son expérience d’ancien grand joueur devenu dirigeant, Robert ABEILLE partage cette opinion : "Quand je joue bien, je gagne, c’est aussi simple que ça, pas la peine de chercher midi à quatorze heures…" Tout est dit !

 

Quel chanceux êtes-vous ?

 

Le têtu : vous êtes persévérant. Vous pensez qu’à force de vous accrocher le vent finira par tourner et la chance avec. Le coup que vous tentez est injouable ? Qu’importe, même si ça ne passe pas tout de suite, le suivant sera le bon.

 
Le mystique : vous jurez tout le temps ou vous vous en remettez au bon Dieu. Pour vous, ce qu’on appelle la chance, c’est la grâce. Elle est surnaturelle et accorde ses faveurs à ceux qui la vénèrent.

Le maniaque : pour vous, a contrario, la chance n’existe pas. Tout n’est qu’une question de travail, d’assiduité, d’acharnement. La chance, c’est pour les dilettantes.

Le mauvais joueur : la chance vue du côté obscur. Vous pensez qu’en perturbant l’adversaire la chance tournera. Calcul risqué et pas très fair-play.

 

Le sûr de lui : confiant, sûr de votre vista, vous jouez relâché. Vous considérez que votre bonne étoile ne vous quittera pas.

Le candide : vous ne comprenez pas ce qui vous arrive. Vous êtes touché par la grâce. La plupart du temps, vous êtes un joueur plus que moyen, mais là, c’est VOTRE jour. Rien, ni personne ne peut vous arrêter. Profitez-en, ça ne dure pas...

 

 

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Dossier réalisé par la rédaction de Boulisme.

Photos : © Fotolia.

Publié dans DIVERS

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